Dans les yeux de Laurence
  • Éditeur québécois

1958. Laurence Michaud est une fillette heureuse et bien entourée. La rue Saint-Joseph, où elle habite avec ses parents et sa sœur, offre un des voisinages les plus animés de Longueuil. Passant des heures à s’inventer des jeux en compagnie des autres enfants, l’aînée du laitier vit dans un univers de bâtons de Popsicle et de Kik Cola.

Son arrivée à l’école Saint-Georges lui réserve cependant une amère déception. Dès la rentrée, elle est prise à partie par Patricia Lauzier, une tête forte déterminée à lui nuire. En raison d’un strabisme sévère, Laurence porte des lunettes depuis ses trois ans. Et voilà qu’elle hérite du surnom « les barniques ». Devenue la cible de moqueries, l’élève se voit rapidement ostracisée par ses pairs.

Un changement d’institution scolaire s’impose et, au couvent, elle se fait une amie, Hélène Vincent, qui la tire toutefois peu à peu vers une petite délinquance. Alors que sa révolte gagne en intensité, la jeune Michaud réalisera que, pour retrouver le chemin du bonheur, ses meilleurs alliés sont peut-être ses anciens complices du quartier…

Tout comme son héroïne, Francine Laviolette a grandi au cœur du Vieux-Longueuil dans les années 1950 et 1960. Elle partage aujourd’hui son temps entre la peinture et l’écriture, signant ici un premier roman d’une touchante authenticité.